L'autre soir, tard, la lune avais pris place dans le ciel depuis plusieurs heures déjà. Quelques ombres alcoolisées titubaient dans mon boulevard endormi. On pouvait seulement entendre quelques murmures provenant de l'obscurité d'une impasse.
J'observais du troisième étage, il n'y avait pas de nuages. J'ai réalisée aujourd'hui qu'en fait hier c'était demain, et plus important qu'après demain se sera comme hier. J'ai compris que tout allait se répéter inlassablement et que tout ce qui allait changer c'était moi. Toi tu resteras le même. En tout cas dans mes pensées vu que l'on a décidé de s'oublier. BREF, l'autre soir, un morceau de papier, le seul que ma chambre possédait, s'offrait à moi. Sur mon bureau, ma tête est retenue par mon poignet, il est vingt-trois-heures-vingt-huit sur le réveil numérique, je suis fatiguée, j'ai envie d'écrire. Les lettres glissent, s'envolent et s'emmêlent dans une ronde où tout n'est que courbes et voluptés. Voici le début de l'histoire: « Il était sur la plage , pieds nus. La brise légère de la côte atlantique lui caressait les cheveux. Il était blond. Vous savez , le blond qu'on rêve d'avoir. Et qui n'est malheureusement pas donné a tous le monde. Crinière de Lin, à l'épiderme irréprochable, et dont la vie est une incroyable féerie. Face à lui, la mer incertaine, grande et effrayante, mais il n'a pas peur, il l'a connait, c'est sa mer , son océan. Où il passe des heures a flâner, a rêver, a prendre des clichés éternels de ce paysage unique. La mer est haute aujourd'hui, mais il y a peu de vagues et peu de vent, il fait doux. C'est pas une vie ça. Eliott n'est pas artiste et ne roule pas en Cadillac chromée. En fait, il n'est même pas blond, il est châtain clair, mais ce sont les rayons du soleil qui éclaircissent ses cheveux. Mais il se déplace quand même en Hélicoptère , un de ceux que son beau père, connu sous le nom de Bill Gates, marié depuis peu avec sa mère Mari Nieves, lui a offert. Au dessus de sa tête, on voyait des nuages blanc qui contrastait un ciel bleu marine, le ciel n'était pas encore étoilé. Il aurait pu écrire des poèmes ou des phrases débiles sur des -murs, il aurait pu arrêter de boire du lait, ou arrêter de boire tout court, il aurait pu rentrer chez lui , se prendre pour Jean - Paul Belmondo ou encore Jean Pierre Foucault. Mais ce jour là, il n'avait pas envie...» Je divague, Je laisse l'inspiration m'emporter, des ailes me poussent et je m'envole sur un nuage. Je gratte le papier encore et encore puisant au plus profond de moi même pour immortaliser sur ma feuille les mots qui font sourire, pleurer réfléchir, rêver... Et c'est parti pour un grand voyage. Un bâillement plus tard, me voilà enfin au pays des rêves.
....................................PROMENADES SOLITAIRES.............................................